Une décision qui pourrait coûter cher, selon la présidente du Grand Annecy, Frédérique Lardet, qui estime qu’un million d’euros serait « jeté par la fenêtre » si cette mesure venait à être abandonnée.
Les ZFE ont été mises en place pour améliorer la qualité de l’air, réduire les maladies respiratoires et prévenir les décès prématurés liés à la pollution. Si le Grand Annecy, avec ses 213 000 habitants, respecte actuellement les seuils de pollution, il est classé en tant que « territoire de vigilance » et serait concerné par cette mesure dès le 1er janvier 2025.
Dans le cadre du Pacte pour le climat, l’objectif est de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, tout en accompagnant les habitants dans la transition écologique, notamment en favorisant les transports en commun et les mobilités douces. L’agglomération avait ainsi investi un million d’euros pour mettre en œuvre la ZFE, contribuant ainsi à la réduction de la pollution et à la préservation de la santé publique.
Frédérique Lardet exprime son incompréhension face à la décision de l'Assemblée nationale dans un communiqué. Selon elle, un travail d’assouplissement avait été réalisé en concertation avec les territoires, notamment avec l’ancien ministre Christophe Béchu, pour permettre une mise en place progressive de la ZFE tout en protégeant les populations vulnérables, tant sur le plan de la santé publique que sur celui du pouvoir d’achat. Elle déplore que cette avancée soit remise en question, qualifiant la possible suppression de la ZFE de « pure démagogie », à un moment où le pays cherche à faire des économies.
La suppression de cette mesure pourrait donc non seulement remettre en cause des efforts écologiques importants, mais aussi entraîner une perte financière considérable pour le Grand Annecy, qui avait mis en place cet investissement dans l’intérêt de ses habitants et de la planète.